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Pétitions pour la parité
Le projet de réforme des collectivités territoriales, s'il était voté, entraînerait un recul spectaculaire de la parité aux élections régionales de 2014 en raison d'un changement de mode de scrutin. Le risque de régression est considérable. Soyons nombreuses et nombreux à signer ces pétitions.
La pétition "Réforme des collectivités territoriales : la parité passe à la trappe" a été lancée le 2 décembre 2009 par les élu-es, associations, chercheurs-euses, citoyen-nes... qui défendent la parité.
Les premières signataires sont :
*Michèle ANDRE, Sénatrice du Puy de Dôme (PS), Présidente de la délégation du Sénat aux droits des femmes et à l'égalité des chances entre les hommes et les femmes
*Danielle BOUSQUET, Députée des Côtes d’Armor (PS), Vice-Présidente de l’Assemblée Nationale
*Antoinette FOUQUE, Philosophe, Editrice, ancienne Députée européenne, ancienne membre de l’Observatoire
de la parité
*Françoise GASPARD, Sociologue
*Janine MOSSUZ LAVAU, Politologue, ancienne membre de l’Observatoire de la parité
*Mariette SINEAU, Docteur en sciences politique et directrice de Recherche CNRS au CEVIPOF
*Olga TROSTIANSKY, Présidente de la CLEF (Coordination Française pour le Lobby Européen des Femmes)
*Françoise VILAIN, Présidente de la délégation du Conseil Economique et Social aux droits des femmes et à l'égalité des chances entre hommes et femmes, et Présidente de Femmes, Débat & Société
*Marie-Jo ZIMMERMANN, Députée de la Moselle (UMP), Présidente de la délégation de l'Assemblée Nationale aux droits des femmes et à l'égalité des chances entre les hommes et les femmes.
Pour signer : cliquez ici.
L'association "Elles Aussi - pour la parité dans les instances élues", dont l'Alliance des femmes est l'une des associations fondatrices, propose aussi une pétition à signer en ligne. http://www.ellesaussi.org/
Pétitions antérieures de l'Alliance des femmes à propos de la parité
En 2007
"Le projet de loi du gouvernement qui complète le dispositif actuel a été examiné le 28 novembre 2007 en conseil des ministres. Ce texte instaure une obligation de parité entre les hommes et les femmes dans les exécutifs des communes d’au moins 3 500 habitants et dans les exécutifs régionaux. Cette obligation s’appliquera à l’élection des adjoints au maire et à la désignation des membres de la commission permanente ainsi qu’aux vice-présidents des conseils régionaux. Il prévoit la création de mandats de suppléants pour les conseillers généraux, le suppléant devant être de sexe différent du titulaire du siège.
Le texte renforce les pénalités financières prévues par la loi de juin 2000 pour les partis qui ne respectent pas la parité dans les candidatures aux législatives mais il ne s’appliquera pas aux élections législatives de 2007 et n’entrera en vigueur qu’aux législatives de 2012.
Ce projet est très en deçà de la proposition de Marie-Jo Zimmermann, rapporteure de l'Observatoire de la parité, qui comprend une obligation paritaire dans les structures intercommunales exclues dans le projet. Par ailleurs le seuil d’application est maintenu pour les communes de plus de 3500 habitants alors qu’elle propose de l’abaisser aux communes à partir de 2 500 habitants.
Il est scandaleux que ce projet ne s’applique pas aux prochaines élections législatives alors que l’Assemblée nationale est une des instances où les femmes sont le moins nombreuses et qu’elles sont donc exclues du champ de la représentation nationale. Le peuple français risque de continuer à être représenté par 87,7 % d’hommes alors que la population est composée pour moitié de femmes et d’hommes
De plus il n’est même pas certain que ce projet puisse être adopté par le parlement avant la fin de la législature."
En 2006
"Alors que la France fait modèle dans le monde avec la démographie la plus élevée de l’Union Européenne (après l’Irlande) et le plus fort taux d'activité professionnelle des femmes, elle conserve un retard considérable en ce qui concerne l'accès des femmes aux responsabilités politiques.
La loi du 6 juin 2000 a initié le processus paritaire mais n’a permis que des avancées limitées. Il n’y a aujourd'hui que 3% de femmes à la présidence des conseils généraux, 3,8% à la présidence des conseils régionaux, 10,9% parmi les maires, 12,3% parmi les députés, 16,9% parmi les sénateurs.
"Il est essentiel aussi d'ouvrir et de faire respirer notre vie politique" a déclaré le Président de la République le 4 janvier 2006 en affirmant son souhait de franchir une nouvelle étape. Pourtant aucun projet de loi n'a suivi et il est à craindre que la proposition déposée par Marie-Jo Zimmermann (députée et présidente de la Délégation aux droits des femmes de l'Assemblée Nationale) - parité dans les exécutifs municipaux et régionaux et au sein des intercommunalités, renforcement des pénalités financières à l’encontre des partis ne respectant pas la parité lors des élections législatives - ne soit pas retenue.
En 2007, les femmes vont voter. Il conviendrait que l’on puisse aussi voter pour elles et les élire à parité avec les hommes. De nouvelles mesures sont pour cela impératives et nous demandons instamment aux parlementaires et au gouvernement d’inscrire de toute urgence à l’ordre du jour la « proposition de loi tendant à renforcer la parité entre les hommes et les femmes dans la vie politique ».
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